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Parlons du maintien de la santé mentale !

Vous trouverez ci-dessous quelques articles courts et informatifs qui peuvent vous aider à tirer le meilleur parti de la vie. Chaque mois, je publierai davantage de conseils sur la manière de vous aider à mener une vie épanouissante et équilibrée !

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Vous inquiétez-vous constamment de votre relation?

trouble obsessionnel-compulsif centré sur la relation
trouble obsessionnel-compulsif centré sur la relation

Si vous vous inquiétez sans cesse de votre relation, j’aimerais commencer par vous dire ceci : vous n’êtes pas seul·e — et vous n’êtes pas brisé·e.


Peut-être que votre esprit revient toujours aux mêmes questions : Est-ce que j’aime vraiment mon ou ma partenaire?, Et si cette relation n’était pas la bonne?, Et si je faisais une énorme erreur sans m’en rendre compte? Vous analysez peut-être chaque émotion, chaque interaction, chaque doute, en espérant enfin ressentir cette certitude qui ferait tout s’apaiser.


Et pourtant, peu importe la quantité de réassurance que vous obtenez — ou que vous vous donnez — le soulagement ne dure jamais très longtemps.

Pour certaines personnes, ce n’est pas « juste de l’anxiété ». Il peut s’agir d’un trouble obsessionnel-compulsif centré sur la relation (TOC relationnel ou ROCD).


Qu’est-ce que le TOC relationnel?

Le TOC relationnel est une forme de TOC où les obsessions se concentrent sur la relation amoureuse. Plutôt que de porter sur la contamination, les erreurs ou le danger, les obsessions concernent ici la relation elle-même : vos sentiments, les qualités de votre partenaire et le fait que la relation soit « la bonne ».


Ce qui rend le TOC relationnel si douloureux, c’est qu’il s’attaque à quelque chose qui est profondément important pour vous. Le cerveau commence à traiter l’incertitude amoureuse comme une menace — et exige une certitude qui n’est tout simplement pas possible.

Il ne s’agit pas d’ignorer de vrais signaux d’alarme ni de se forcer à rester dans une relation malsaine. Il s’agit plutôt d’un esprit qui ne tolère pas le ne pas savoir.


À quoi peut ressembler le TOC relationnel au quotidien

Les personnes qui vivent avec le TOC relationnel passent souvent beaucoup de temps dans leur tête, à surveiller ce qu’elles ressentent. Vous pouvez rejouer des souvenirs pour vérifier si vous ressentiez « assez » d’amour. Vous pouvez vous fixer sur les défauts de votre partenaire et vous demander s’ils veulent dire quelque chose de grave. Vous pouvez comparer votre relation à celles des autres ou à une image idéalisée de ce que l’amour est « censé » être.


La recherche de réassurance est aussi très fréquente : demander l’avis de proches, lire des forums, faire des recherches en ligne ou vérifier constamment auprès de votre partenaire. Même lorsque la réassurance soulage, c’est souvent pour très peu de temps. Les doutes reviennent.


Un élément clé du TOC relationnel est que les pensées sont intrusives et non désirées. Elles ne correspondent pas à vos valeurs ni à ce que vous voulez réellement, ce qui entraîne souvent beaucoup de culpabilité et de honte.


TOC relationnel et style d’attachement anxieux : quelle est la différence?

Le TOC relationnel est souvent confondu avec le style d’attachement anxieux ou anxieux-ambivalent, et les deux peuvent coexister — mais ce ne sont pas la même chose.

Dans l’attachement anxieux, la peur centrale est généralement celle de perdre la relation. La personne craint l’abandon, est très sensible à la distance et cherche surtout à être rassurée sur le fait qu’elle est aimée, choisie et importante.


Dans le TOC relationnel, la peur est davantage liée à l’incertitude. La détresse vient du fait de ne pas pouvoir être certain·e à 100 % de ses sentiments ou de la compatibilité avec son ou sa partenaire. L’esprit ne demande pas : Est-ce qu’il ou elle m’aime? mais plutôt : Et si je ne l’aimais pas assez? Et si je me trompais?


L’attachement anxieux est avant tout relationnel et émotionnel. Le TOC relationnel est obsessionnel et alimenté par le doute.


TOC relationnel et trouble de la personnalité limite (TPL)

Le TOC relationnel est aussi parfois confondu avec le trouble de la personnalité limite (TPL), surtout parce que les deux peuvent impliquer une grande détresse dans les relations. Pour bien les distinguer, il est utile de regarder comment la détresse relationnelle est vécue de l’intérieur.


Du point de vue relationnel, le TPL est marqué par une instabilité émotionnelle importante dans les relations. Les relations peuvent être vécues comme très intenses et envahissantes sur le plan émotionnel. Il peut y avoir une peur profonde de l’abandon, des réactions émotionnelles fortes face à une distance perçue, et des changements rapides entre un sentiment de grande proximité et un sentiment soudain de rejet, de colère ou de déconnexion.


Pour une personne vivant avec un TPL, la souffrance relationnelle ressemble souvent à un chaos émotionnel. Les émotions changent rapidement et intensément, et ces changements sont vécus comme réels et directement liés à la relation elle-même. La douleur n’est généralement pas liée au doute ou à l’incertitude, mais à l’intensité émotionnelle et à la peur de perdre l’autre.


Le TOC relationnel est vécu très différemment.


Avec le TOC relationnel, la souffrance vient surtout des pensées, et non de vagues émotionnelles intenses envers le ou la partenaire. La détresse est alimentée par des doutes répétitifs, des vérifications mentales et un besoin pressant de certitude. Les personnes se sentent souvent coincées dans leur tête plutôt qu’emportées par leurs émotions. L’anxiété est plus discrète, mais constante — remplie de « et si », d’auto-observation et de remise en question.


Un autre élément important est le niveau de conscience. Les personnes avec un TOC relationnel disent souvent : « Je ne veux pas penser à ça » ou « Ça ne me ressemble pas ». Il y a généralement beaucoup de culpabilité à avoir ces pensées. La peur principale n’est pas de perdre émotionnellement le ou la partenaire, mais de faire le mauvais choix ou de se rendre compte trop tard que la relation n’était pas la bonne.

En résumé, la détresse relationnelle liée au TPL est émotionnelle, intense et explosive. Celle liée au TOC relationnel est obsessionnelle, cognitive et alimentée par la peur de l’incertitude.


Pourquoi le TOC relationnel semble si réel

Le TOC est très habile pour se faire passer pour de l’intuition. Il utilise des scénarios catastrophes, des « et si » et un sentiment d’urgence. Et comme les relations amoureuses sont profondément importantes, les doutes semblent encore plus convaincants.

Mais les relations réelles sont fondées sur l’incertitude. Les émotions vont et viennent. Il n’existe pas d’état émotionnel permanent qui prouve l’amour une fois pour toutes.

Le TOC ne tolère pas cette réalité. Il exige des garanties.


À propos de la fréquence du TOC relationnel

Nous ne disposons pas de chiffres précis sur la fréquence du TOC relationnel, puisqu’il ne s’agit pas d’un diagnostic distinct, mais d’une manière dont le TOC peut se manifester. Cela dit, les obsessions liées aux relations sont courantes chez les personnes vivant avec un TOC. Dans de grandes études, elles apparaissent de façon constante comme l’un des trois principaux thèmes obsessionnels, ce qui montre que de nombreuses personnes avec un TOC luttent avec des doutes et des peurs liés à leurs relations.


Obtenir de l’aide

La bonne nouvelle, c’est que le TOC relationnel se traite. Des approches fondées sur les données probantes, comme la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et la prévention de la réponse et de l’exposition (ERP), peuvent aider à changer votre relation avec les pensées intrusives, sans chercher à les éliminer à tout prix.


Si cet article vous semble douloureusement familier, vous n’avez pas à traverser cela seul·e.

Chez Reflections Psychology, nos thérapeutes ont de l’expérience dans le traitement du TOC et de l’anxiété centrée sur les relations, et comprennent à quel point le TOC relationnel peut être éprouvant. Avec le bon soutien, il est possible de retrouver un sentiment d’apaisement et de sécurité.


Vous pouvez nous contacter pour en savoir plus sur nos services.


Cet article est à titre informatif seulement et ne remplace pas une évaluation ou un traitement professionnel.


 
 
 

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© 2025 par Joelle Jobin, Ph.D. 

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